Vice-Ministre des Affaires Etrangères, Coopération Internationale et Francophonie.

Vice-Ministre des Affaires Etrangères
L’actuelle vice-ministre des Affaires étrangères de la République Démocratique du Congo, Gracia Yamba Kazadi, est née à Lubumbashi le 13 octobre 1988.
Elle est l’aînée et l’une des deux dames d’une fratrie de six héritiers du célèbre homme d’affaires katangais Félicien Yamba, patron du Groupe Yamba, connu sous le surnom de « Le roi de l’habillement », évoluant principalement à Lubumbashi.
C’est dans cette entreprise familiale qu’elle a appris et fait ses premiers pas de gestionnaire en tant que chargée de l’Administration et des Finances, dès son retour des études dans les années 2011.
Licenciée en administration des affaires et finances de Temple University, l’une des prestigieuses institutions d’enseignement universitaire de Philadelphie aux États-Unis, depuis 2011, elle porte en elle un parfait alliage de connaissances scientifiques, d’expérience professionnelle et d’ancrage politique.
Sans compter sa passion pour la philanthropie et la vie associative, ce qui lui a valu le choix porté sur sa personne par le chef de l’État Félix Tshisekedi, pour co-animer le Ministère des Affaires étrangères aux côtés de deux autres dames compétentes.
Son statut d’épouse et de mère doit avoir été ce ciment qui solidifie le parcours professionnel et politique de l’honorable Gracia Yamba Kazadi. Elle doit son ascension politique à la fois à l’encadrement de ses parents, qui lui ont confié très tôt de lourdes responsabilités dans la gestion des affaires familiales, et, d’autre part, aux performances dont elle a fait preuve dans ses fonctions précédemment occupées au sein de différentes équipes de l’exécutif de sa province d’origine, le Haut-Lomami.
Entre 2016 et 2017, Gracia Yamba Kazadi occupe le poste de ministre provinciale du Budget, puis des Finances, Économie, Plan et Commerce, au sein de l’équipe du tout premier gouverneur élu de la province du Haut-Lomami, issue du démembrement du Grand Katanga. Elle sera ensuite permutée pour prendre en charge le portefeuille provincial de l’Éducation, Recherches Scientifiques et Initiation à la Nouvelle Citoyenneté, qu’elle mènera de main de maître entre 2017 et 2019. Elle sera élue benjamine des députés provinciaux à l’issue des élections législatives de décembre 2018, ce qui lui permettra d’occuper le poste de questeur au bureau provisoire de la représentation provinciale du Haut-Lomami en 2019. Poste qu’elle quittera pour se rendre à Kinshasa et siéger à la chambre basse du Parlement, où elle remportera également un siège de députée nationale.
La qualité de son travail en tant qu’élue du peuple, restée attachée à sa base et œuvrant entre philanthropie et respect des engagements électoraux, lui a permis de se réélire. En guise de reconnaissance, la population de son Kaniama natal lui a accordé ses voix, lui permettant ainsi de devenir une élue à triple brassard pour le cycle électoral finissant : députée provinciale, députée nationale et sénatrice. Des sièges qu’elle a apportés volontairement dans la gibecière de son parti politique, Agissons pour la République (AREP), de son regroupement, l’ANB (À nous de bâtir le Congo), et de sa famille politique, l’USN. Sans compter les milliers de voix qui ont contribué à porter, pour son second mandat, le président Tshisekedi à la magistrature suprême. Une valeur ajoutée.
Sur un autre registre, c’est aux côtés de son époux, médecin et professeur d’université, que la désormais vice-ministre des Affaires étrangères construit une carrière scientifique, qui peine à prendre son envol en raison de son engagement politique. Elle est chargée des cours à l’École supérieure de gouvernance économique et politique de Lubumbashi depuis 2015, un mandat scientifique qu’elle combine avec un autre en tant qu’assistante de deuxième mandat à l’Institut supérieur de commerce de Lubumbashi depuis 2017.
La vice-ministre des Affaires étrangères est également membre de plusieurs associations internationales telles que « The Golden Key International Honour Society » et « The National Society of Collegiate Scholars », auxquelles elle a adhéré lors de son parcours académique depuis 2008. De plus, c’est depuis les années 2010 qu’elle est membre active de « Beta Gamma Sigma » et de « International Scholar Laureate Program Business in Australia ».
C’est pour la première fois que trois femmes, pétries de compétences adéquates et avec une expérience professionnelle avérée, prennent en charge les affaires étrangères de la RDC. La touche particulière qu’apportera Gracia Yamba sera son ancrage réel dans l’arène politique et sociale du pays. Une valeur ajoutée qui pourrait aider à impulser une politique étrangère efficace, dictée par la volonté du peuple congolais.